Halte aux diktats de la beauté : Ma rupture avec la presse féminine
La première fois, je devais avoir 11 ans. Je feuilletais les magazines pour adolescentes à la recherche de conseils beauté. Des trucs et astuces qui m’aideraient à dompter mes petits défauts ou simplement les camoufler. (Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une grande sœur !)
Des trucs et astuces, il y en avait tous les mois à profusion : les conseils pour les minces, les grandes, les petites, les rousses, les blondes, les brunes… Chaque fois que je tournais les pages, j’avais le regard plein d’envies. J’ai continué mon périple au cœur des magazines féminins, passant de Jeunes et Jolies à 20 ans, puis de Cosmo à Elle. Malgré les années, cette sensation d’inachevée a perduré. Une fois avoir tourné chaque page de papier glacé, m'y être reprise à deux, voire trois fois, juste au cas où… Je me retrouvais encore et toujours sur le carreau. Rien. Enfin… Rien pour moi. A 11 ans, j’avais connu mes premières déceptions. A 25, c’était la débandade. Rien de grave en somme.
« Mais, que cherchait-elle dans ces magazines ? », me direz-vous. Je cherchais juste des conseils pour les filles comme moi. Des conseils pour des filles qui n’entrent pas dans du 34, peuvent avoir la peau mâte, noire ou métissée. Des conseils pour celles qui s’intéressent à Chanel et Dior, mais s’habillent en Zara ou Comptoir des cotonniers. Des filles qui rêvent, les pieds sur la terre ferme.
C’est peut-être pour ça qu’en grandissant, c’est moi qui aie fini par mettre mes féminins sur le carreau. Parce qu’à force de lire « Detox anti-kilos - Une semaine pour s’alléger facile » ou « Testé pour vous : les secrets minceur des stars », j’ai souhaité que la rupture soit ferme et définitive. La presse féminine « traditionnelle », très peu pour moi…
